OUVRAGES SUR L' ART

Spectateur des arts, Ecrits sur la peinture, 1924-1969, Paris, Le Bruit du temps, décembre 2013 (voir plus bas). EN LIGNE, sur le site du Bruit du temps :

Une sélection de chroniques consacrées aux ateliers sont à lire dans Dans le secret des ateliers, L'Elocoquent (ouvrage disponible).

Monographies

  • « La saison des insectes » in J.-L. Barrault, G. Bataille et al., André Masson, Rouen, Armand Salacrou, 1940 (réédition : André Dimanche, 1993).
  • André Masson et son univers (Michel Leiris, G. Limbour). Genève et Paris, Éditions des Trois collines, coll. "Les grands peintres par leurs amis", 1947.
  • Masson, dessins, Paris : Éditions Braun et Cie, 11e vol. de la coll. "Plastique", 1951.
  • Tableau bon levain à vous de cuire la pâte - L’art brut de Jean Dubuffet, Paris, éd. Drouin, New-York, éd. Pierre Matisse, 1953.
  • Les Modernes, Les Grands maîtres de la peinture moderne, Paris, Guilde internationale de l’art, 1958.
  • André Beaudin (1921-1961), Paris, Verve, 1961.
  • Hayter, Paris : Éditions G. Fall, Coll. "Le Musée de poche", 1962.

• DIRECTION de REVUE : Le Spectateur des arts, n° 1, décembre 1944 (René Drouin).

• POEMES, RECITS et ROMANS

  • Soleils bas, *suivi de Poèmes, contes et récits, 1919-1968*, Paris, Gallimard, coll. "Poésie", 1972.
  • Les Vanilliers, Paris, Gallimard, coll. "L’imaginaire", 1977 (N.R.F., 1938).
  • La Pie voleuse, Paris, Gallimard, coll. "L’imaginaire", 1995 (Gallimard, 1939).
  • Le Carnaval et les Civilisés, L'Elocoquent, Paris, 1986 (anthologie de récits).

Pour la poésie ou les écrits de fiction, ces 4 livres sont les seuls actuellement disponibles.

Chapeau bas à la maison d'édition L'Elocoquent, fondée par Alain Grunenwald et défendue aujourd'hui par Martine BOURGAREL et Elise DÜRR,  fidèle à Limbour.

Sont épuisés chez Gallimard (collection blanche) les ouvrages suivants dont on ne peut qu'espérer la réédition prochaine: 

  • Le Bridge de Mme Lyane, 1948 : les premières pages seulement accessibles sur le site Gallimard,
  • La Chasse au mérou, 1963,
  • Contes et récits, 1973.
  • Pour L'Illustre Cheval blanc, voir plus bas.

THÉÂTRE et LIVRETS d’Opéras

Élocoquente, Paris, Gallimard, coll. Le Manteau d'Arlequin, 1967.

G. Limbour a aussi écrit des livrets d'opéras pour le compositeur René LEIBOWITZ, célébré récemment par le CDMC.

  • La Nuit close, drame musical, 1949
  • La Circulaire de minuit, opéra, 1953
  • Les Espagnols à Venise, opéra bouffe, 1963
A l'Institut Français de Tokyo

A l'Institut Français de Tokyo

 ACTUALITÉ : Spectateur des arts

G.Limbour 1re de couv.png

Georges Limbour, né au Havre en 1900, s'y lie dès l’adolescence à Jean Dubuffet, Armand Salacrou, Pierre Bost, Raymond Queneau et Jean Piel. Venu avec Dubuffet étudier la philosophie à Paris, il y noue de nouvelles amitiés lors de son service militaire (André Dhôtel, Marcel Arland, Roger Vitrac, René Crevel). Il devient ensuite un proche d'André Masson et donc un habitué du groupe de la rue Blomet. Il publie en 1924 chez Kahnweiler un recueil de poèmes, Soleils bas, qui lui vaut l'admiration de Max Jacob. Ce sont ensuite des récits, L'Illustre Cheval blanc, puis des romans (Les Vanilliers, Le Bridge de Madame Lyane, La Chasse au Mérou…) qui paraissent chez Gallimard avec l'appui de Paulhan. Parallèlement, il exerce le métier de professeur de philosophie et, à partir de 1944, celui de critique d'art pour de nombreux journaux et revues. Reconnu par ses pairs, d'André Dhôtel à Michel Leiris, Limbour, s’étant éloigné du surréalisme dès lors qu’il collabore à la revue de Bataille, Documents, n'a jamais eu le public que méritait la qualité de son œuvre. Il est grand temps qu'il soit redécouvert. L'importance de son œuvre de critique d'art devrait y contribuer.

 Ce fort volume de 1328 pages recueille en effet pour la première fois, à l’exception du texte des rares monographies que l’on peut se procurer encore chez certains bouquinistes, tous ses écrits sur l’art, dont les premiers textes sur la peinture, réunis ici dans une première partie,  suivent de peu, en 1924, sa rencontre avec André Masson, dans le célèbre atelier de la rue Blomet. Cependant, c’est après la première exposition de son ami d’enfance Jean Dubuffet, en 1944, que le poète de Soleils bas, tout en continuant à publier récits et poèmes, va faire de la critique d’art son activité principale, arpentant inlassablement salons, galeries et ateliers parisiens jusqu’à sa mort en 1970.  La réunion de ces quelque 350 textes, pour la plupart jamais réédités depuis leur première parution dans les innombrables journaux et revues (Action, Les Lettres Nouvelles, France-Observateur, Les Temps modernes, Derrière le miroir…) auxquels l’écrivain et critique collabora (parfois sous des pseudonymes), compose un panorama extraordinairement vivant de la vie artistique à Paris dans le quart de siècle qui a suivi la Libération, période qui voit les débuts en France de l’art abstrait, alors même que les grands artistes qui ont dominé la scène avant guerre, et au contact desquels Limbour s’est formé – Picasso, Braque, Miró, Masson – poursuivent leur activité.

 Mais l’intérêt de cette somme ne se réduit pas à cette valeur historique pour tous ceux qui s’intéressent à cette période et à l’un ou l’autre des innombrables artistes, galeries, revues qui figurent dans l’index de l’ouvrage. Limbour est un merveilleux écrivain, passionné de peinture, son exercice de la critique d'art s'inscrit sans démériter dans la tradition bien française des écrivains qui, depuis Diderot et Baudelaire, chroniquent les traditionnels salons et les expositions de leurs contemporains et confrontent leur poétique propre à celle de leurs amis peintres. Écrites de la même plume alerte que les contes et récits de l’auteur, ces chroniques peuvent être lues pour le plaisir de la découverte comme autant de poèmes en prose, ou comme autant de pages arrachées au carnet d’un flâneur parisien qui arpente inlassablement galeries et salons, mu par toujours le même désir et le même espoir insatiable, celui de rencontrer une œuvre qui suscitera son émotion.

 L’édition a été établie et présentée par Martine Colin-Picon et Françoise Nicol. Elle est complétée par une chronologie de la vie de Georges Limbour, des index (des artistes, des lieux d’exposition), une table des périodiques auxquels Georges Limbour a collaboré, trois portraits peu connus de l’auteur dus à des artistes qui lui étaient particulièrement chers (André Masson, Pablo Picasso et Jean Dubuffet) et deux photographies

Prière d'insérer des éditions du Bruit du temps.


                       

                       

 

Aux lecteurs qui recherchent L'illustre Cheval blanc (1930) : les trois contes qui composaient ce volume ont été repris : L'Acteur du Lancashire ou l'Illustre cheval blanc, puis Le Cheval de Venise, dans le volume Contes et récits, sous titré "Nouvelles", Gallimard 1973; Histoire de famille, dans Soleils bas, Gallimard, 1972.